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Bonjour,
COMMENT FAIRE DIMINUER ET DISPARAÎTRE
LA
PEUR ET L’ANGOISSE
Voici
un exemple que j’entends souvent durant les ateliers
de formation : « J’ai peur d’avoir un accident quand mon
(ma) conjoint(e) conduit, car il (elle) va trop vite. »
Répondons aux questions suivantes afin d’aider ces gens
à dédramatiser cette situation et à être bien
émotionnellement lorsqu’une autre personne conduit la
voiture.
Première question : « de quoi ai-je peur dans cette
situation? » "J’ai peur d’avoir un accident de voiture."
Deuxième question : « ce danger existe-t-il vraiment ou
est-ce que j’exagère? » "Il
existe puisque j’ai peur."
Troisième question : « quelles sont les possibilités que
cela
arrive? »
"Je ne
sais pas."
(C’est
ici que vous pouvez dédramatiser la situation.)
Allons-y avec les faits réels : « Il y a combien de temps
que votre conjoint(e) conduit la voiture? » "10
ans."
"Combien d’accidents a-t-il (elle) eu en 10 ans?" "Un
seul."
"Combien de fois par semaine conduit-il (elle) la voiture?"
"6 fois en moyenne."
Faisons un petit calcul : il (elle) a conduit 6 fois x 52
semaines x 10 ans = 3120 fois, et il (elle) a eu un seul
accident. Donc, si je comprends bien, il (elle) a conduit
3119 fois sans avoir d’accidents. Te serait-il possible de
penser à toutes ces fois au lieu de penser à la seule
fois où il (elle) a eu un accident, car tes chances d’avoir
un nouvel accident sont de 1/ 3120 ? La moyenne est très
basse n’est-ce pas?
Souvent, en examinant les faits de façon réaliste,
l’angoisse
ou la peur diminue très rapidement.
Il est
préférable de faire confiance à la personne qui
conduit en se trouvant un moyen pour moins s’inquiéter
comme par exemple : regarder sur le côté droit au lieu d’en
avant ou de fermer les yeux, car avoir peur fait perdre
beaucoup d’énergie.
Il
m’est arrivé, il y a quelques années, d’embarquer sur le
bateau de mon frère sur le lac des Deux-Montagnes. Il
y avait beaucoup de vagues cette journée et je trouvais
que le bateau était bien petit par rapport aux autres
que nous apercevions. Comme je commençais à angoisser,
j’ai demandé s’il y avait du danger. Mon frère a répondu :
« bien non ». Je continuais à avoir peur. Après
quelques
minutes, je me suis aperçue que tous mes muscles se
durcissaient tellement j’avais peur. Qu’est-ce que je
pouvais
faire? Je lui ai demandé : « conduis-tu souvent sur ce
lac? »
Il m’a répondu : « oui, presque toutes les fins de
semaines ».
Je lui ai demandé si ça arrivait souvent qu’il y ait
autant
de vagues : il m’a répondu : « de temps en temps ».
Je
savais qu’il y avait une heure de bateau à faire pour
aller à l’endroit où nous allions et une autre heure pour
revenir. Comme je me crispais de plus en plus, je me suis
dit : « Diane, fais-lui donc confiance, lâche prise sur
cette situation ». Pour m’aider, j’ai fermé les yeux et
j’ai
apprécié davantage la situation. J’ai respiré
profondément et je me suis détendue. J’avais le choix,
continuer à me crisper comme je le faisais ou me
détendre. J’ai choisi la deuxième voix.
Il est
possible même dans des situations où nous n’avons
pas le contrôle de rester calme et de profiter de la
situation
pour se divertir.
Le
fait de voir la situation de façon réelle aide
beaucoup à faire diminuer l’angoisse.
Ensuite, répondre à ces questions permet de dédramatiser
la situation.
-
De
quoi ai-je peur dans cette situation?
-
Ce
danger existe-t-il vraiment ou est-ce que j’exagère?
-
Quelles sont les possibilités que cela arrive?
-
Si
cela se produisait, que se passerait-il et que
pourrais-je
faire pour m’en sortir?
Vous
poser ces questions fera diminuer votre angoisse,
car vos pensées deviendront moins dramatiques et plus
réalistes par rapport à la situation.
Plus
nous arrivons à dédramatiser les situations, plus la vie
nous semble belle et plus nous avons de l’énergie pour mieux
réussir dans tout ce que nous faisons.
Portez-vous bien.
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