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COMMENT CESSER DE S’EN FAIRE ?
Bonjour,
Cette chronique et la prochaine
portent sur des moyens servant à moins s’inquiéter.
Lorsque vous travaillez, êtes-vous
capable de bien vous concentrer et de laisser vos problèmes
de côté?
Je vais vous raconter une situation
qui m’est arrivée lorsque ma fille venait d’acheter sa
première voiture. Quelques jours après, il y a eu une
tempête de neige, nous habitions à Rosemère et elle allait
au Cégep de Saint-Jérôme. Je regarde dehors et je vois la
neige, je m’effraie et je me dis : « Elle va peut-être
avoir un accident car elle n’a pas beaucoup
d’expérience et c’est sûrement glissant! » et voilà que
je commence à m’inquiéter.
Je recevais des gens en psychothérapie
durant la journée et quand j’avais quelques minutes de
libre, devinez à quoi je pensais ? À ma fille qui devait
revenir dans la tempête. Après y avoir pensé 2 ou 3 fois,
j’ai réfléchi et je me suis dit : « À quoi ça sert de
m’en faire? Est-ce qu’en m’en faisant je vais l’empêcher
d’avoir un accident? Non. Je me suis dis alors que je n’ai
aucune preuve qu’elle va avoir un accident. » Comme
j’ai décidé de me parler ainsi, j’ai cessé volontairement
d’y penser. À chaque fois que cette pensée me revenait en
tête, je me rassurais en me disant : « Je ne connais pas
l’avenir mais peut-être que tout ira bien! » En me
parlant ainsi, j’ai pu travailler dans le calme et la
sérénité le reste de la journée.
À son retour, j’ai fait la mère qui
ne s’était pas inquiétée et je lui ai demandé avec
insouciance : « Comment ça s’est passé ton voyagement
aujourd’hui? » Elle m’a répondu : « Très bien, j’ai
de très bons pneus. » Je me suis dit : « Une
chance que j’ai cessé de m’inquiéter, j’aurais pensé à ça
pour rien car rien n’est arrivé. » J’aurais perdu
mon temps et mon énergie car s’en faire gruge beaucoup
d’énergie.
Est-ce qu’il vous arrive de vous en
faire et que rien ne se produit selon ce que vous redoutiez
ou que ça arrive beaucoup mieux que vous ne le pensiez ?
Est-ce que
vous vous sentez souvent coupable et pensez que vous n’avez
pas le droit d’être heureux si vous savez qu’un être cher
est malade ou vit des situations difficiles? Mais, continuer
de vous en faire exagérément peut vous rendre malheureux,
vous enlever votre énergie et vous empêcher d’agir
constructivement.
Quelquefois vous pouvez aider une
personne. D’autres fois, c’est impossible car cela n’est
pas de votre ressort. Si cet individu n’est pas heureux ou
malade vous en faire au cas où il lui arriverait quelque
chose ne règlera pas la situation.
J’entends des gens me dire : « Mais,
je ne peux pas être heureux si mon adolescent a des idées
suicidaires! »
Je comprends que ce n’est pas facile.
Vous pouvez lui suggérer de consulter et l’aider à
verbaliser ce qu’il ressent si c’est possible. Mais, vous
ne pouvez pas être à ces côtés en tout temps et si vous
continuez à vous en faire; vous serez épuisé, triste, apeuré
et ne serez d’aucune aide pour votre adolescent alors qu’il
a besoin de sentir de la joie autour de lui en plus de se
sentir compris.
Vous pouvez aussi consulter en
psychothérapie pour vous-même, c’est un excellent moyen pour
vous aider lorsque surviennent des situations plus
difficiles. Vous serez en mesure de voir la situation de
façon moins dramatique et vous pourrez utiliser des outils
afin de vous aider, car pour pouvoir aider une autre
personne il est important d’être bien émotionnellement.
Il n’est pas égoïste d’être heureux,
c’est un droit fondamental. Nous sommes ici sur terre, pour
nous amuser dans tout ce que nous faisons, créer, travailler
dans la joie et surtout, ressentir le plus souvent possible
des émotions agréables.
Mais, me direz-vous : « Ceci arrive
à mon enfant, à mon mari ou à une autre personne qui m’est
chère, il est normal que je m’en fasse! »
Oui, vous désirez profondément que les
gens que vous aimez le plus soient heureux ou en bonne
santé. Vous vous sentez souvent responsable de leur
bonheur, vous pensez que vous n’en avez pas assez fait pour
eux et que c’est peut-être à cause de vous s’ils sont ainsi.
Vous vous dites : « Si j’avais agi autrement, peut-être
serait-il mieux? » (culpabilité)
Vous avez fait ce que vous pensiez qui
était le mieux au moment où vous l’avez fait, sinon vous
auriez agi autrement. Personne n’est parfait; alors, vous
blâmer ne sert à rien et vous n’avez aucune preuve que la
personne se porterait mieux si vous aviez agi autrement.
Si vous êtes calme, disposé et reposé,
et que vous pensez et agissez adéquatement face à une
situation, vous ressentirez des émotions plus agréables et
la situation vous semblera moins dramatique. Il vous sera
plus facile de passer au travers les événements de la vie.
Ressentir plus souvent des émotions agréables est
possible. Vous avez appris à vous en faire, maintenant vous
pouvez apprendre à penser et à agir différemment. C’est
ainsi qu’on apprivoise le bonheur.
Si vous avez de la difficulté à vous
concentrer: l'eau, le thé vert décaféiné (si vous avez
tendance à être stressé) et la tisane de Gingho Biloba aide
à mieux se concentrer.
À
la
prochaine.
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